Des détenus en fin de peine, soit 352 dont 216 à la prison de Lomé, la capitale et le reste réparti entre les prisons de Notsè et d’Atakpamé à l’intérieur du pays sont concernés par la mesure de la grâce présidentielle. Selon le pouvoir togolais,  » cette mesure vise à désengorger les prisons du Togo ».

Pour rappel, la surpopulation carcérale continue de défrayer la chronique autant dans les médias qu’au niveau des organes de droits de l’homme à l’international. À cet effet, les Nations unies ont demandé au Togo de construire une nouvelle prison pour Lomé, puisqu’elle ne répond pas aux standards requis. Parmi les graciés, l’Ancien Ministre Djimon Oré écroué en avril 2021 et condamné à 24 mois pour outrages aux représentants de l’autorité publique et diffusion de fausses nouvelles. Il n’avait plus que quelques jours pour recouvrer la liberté. Par ailleurs, à en croire certaines indiscrétions, ces libérations font suite aux discrètes injonctions des partenaires internationaux sur le pouvoir de Faure Gnassingbé qui a tout verrouillé et fermé tous les espaces de liberté depuis le hold-up qui consacra le 4ème et incroyable mandat présidentiel dans un pays à vocation pourtant républicaine.


D’autres sources estiment que ces libérations tout comme l’évacuation de Kpatcha Gnassingbé, frère de Faure Gnassingbé au Gabon préparent subtilement les prémices du 5ème mandat. Offrir un peu de décrispation pour endormir et reverrouiller le pays après le cirque électoral. Le mode opératoire du régime cinquantenaire.
La preuve, les prisonniers politiques à en croire certains défenseurs des droits de l’homme ne sont pas élargis comme Monsieur Jean-Paul Oumolou, kidnappé à Lomé en provenance de la diaspora et embastillé depuis 2 ans, mais aussi, Kpatcha Gnassingbé et ses co détenus qui entament leur 14ème année de détention, notamment le Commandant Atti et le Capitaine Casimir Dontema presque en fin de peine.

Crédit photo : Togo Tribune